C’est officiel : le lit nous empêche de nous lever de bonne heure. Du coup, le temps d’avaler un petit déj’ rapide, de prendre une douche et de se préparer, il est déjà midi. Comme tous les monuments et musées ferment à 17h, pas de temps à perdre. Direction le métro puis l’Ermitage. Mais l’Ermitage lui-même attendra. Aujourd’hui, c’est finalement une visite de Peterhof qui est prévue.
Peterhof, comme notre guide le dit si bien, c’est « Versailles-sur-mer ». Mais pour y aller, il faut soit prendre un minibus pour un trajet de 50 minutes (avec l’écrasante canicule qui règne dehors et après avoir vu à quoi ressemblaient les minibus, no way) ou prendre un hydroglisseur pendant une demi-heure et profiter de l’air marin. Pas besoin de vous faire de dessin, vous avez deviné vers quoi nous nous sommes dirigés. L’embarcadère est juste derrière l’Ermitage, et après avoir attendu de longues minutes en plein soleil pour atteindre la caisse, nous prenons nos billets. Le prochain trajet est déjà complet, on nous donne donc des tickets pour celui de 13h, en nous indiquant qu’il partira de « derrière les gros bateaux » avec un vague signe de la main. Après avoir demandé confirmation à une deuxième hôtesse pour être certains d’où le bateau partait (avec le non-niveau d’anglais des gens du coin, mieux vaut confirmer plusieurs fois), nous décidons de profiter des 35min d’attente qu’il nous reste pour s’acheter quelque chose à manger. Nous arpentons les rues environnantes pour trouver un restaurant qui vend des sandwichs à emporter et trouvons finalement notre salut au Subway (pas très typique mais bon…) avant de retourner en toute hâte vers l’embarcadère pour arriver pile-poil à 12:55. Pas encore de bateau en vue, on s’installe à une table pour commencer à manger. 13:10 toujours pas de bateau… ça commence à devenir inquiétant. Après avoir redemandé confirmation à la même hôtesse que toute à l’heure, il s’avère que notre bateau devait se prendre autre part (enfin, c’est ce qu’on a conclut au bout d’un moment). Mais on a tout de même eu le droit de prendre celui d’après, sans place assise garantie bien sur.
Enfin, 30 minutes fort agréables de trajet plus tard, on arrive à Peterhof. Le cadre près de l'eau est chouette, même si l'eau en elle même est plutôt crade. On suit un long canal avec en image de fond le Grand Palais et ses fontaines. Vraiment joli. Et les fontaines sont aussi nombreuses qu’impressionnantes pour la plupart, notamment la Grande Cascade et la fontaine principale qui représente un homme ouvrant la gueule d’un lion (allégorie de la victoire de la Russie sur la Pologne). Le Grand Palais n’est pas en reste et en jette pas mal aussi. Du doré partout, des moulures, des statues, des jardins à perte de vue. Une autre chose que l’on note aussi : comme les jours précédents, on va rôtir comme des côtelettes au soleil !
Premier défi après avoir admiré les fontaines : acheter des tickets pour visiter le Grand Palais. Raté ! On se retrouve avec des tickets pour le musée de la Grande Cascade. Le bon point : on a payé le tarif russe (oui, les tickets sont moins cher pour les Russes que pour les étrangers et ça peut varier du simple au double), mauvais point : on ne sait pas où est l’entrée. Après avoir vagabondé et demandé à plusieurs personnes, on trouve enfin. Une fois encore, il nous faut patienter en plein soleil. Au final ça valait le coup, on peut faire le tour complet de la Grande Cascade et même voir comment tout fonctionne. On a même le droit à un exemple de fontaine surprise qui se déclenche lorsque quelqu’un essaye d’attraper un fruit dans une corbeille. Les explications avaient l’air intéressantes… mais étaient entièrement en russe.
Du coup, la billetterie pour le Grand Palais est fermée pour le moment. C’est l’occasion de faire le tour des jardins. C’est grand, joli, avec encore plus de fontaines mais bizarrement assez peu entretenu. Les pelouses n’ont pas été tondues depuis longtemps et l’herbe est parfois un peu jaunâtre mais ça ne gâche en rien le spectacle.
Retour au Grand Palais, cette fois avec nos billets valides. Le temps d’enfiler des petits chaussons autour des chaussures pour ne pas salir/abîmer le sol et la visite de ce mini-Versailles commence. Là encore, la guide a l’air calé sur le sujet mais ne parle que russe. Des audioguides sont disponibles (même si ce n’est indiqué qu’à la fin) pour la bagatelle de 500 roubles alors que le ticket d’entrée en coûte 520 (soit 13€) mais l’intérieur est joli. Lily me dit que Versailles est mieux – pas de chance, je n’y suis jamais allé. Elle dit aussi qu'elle en a marre de piétiner pendant les interminables monologues de notre guide mais nous somme pris entre deux autres groupes et impossible d'échapper à la visite en règle (un classique russe, apparemment).
Les pièces alternent entre les classiques grandes pièces à moulures presque vides et les pièces plus petites chargées de déco. Quelques pièces aux thèmes asiatiques sont particulièrement belles mais bien sûr, pas de commentaires dans celles-ci... et pas le droit aux photos !
Les pièces alternent entre les classiques grandes pièces à moulures presque vides et les pièces plus petites chargées de déco. Quelques pièces aux thèmes asiatiques sont particulièrement belles mais bien sûr, pas de commentaires dans celles-ci... et pas le droit aux photos !
Avec tout ça il est déjà 18:00 et, après un dernier petit tour dans les jardins histoire de se désaltérer et de grignoter un peu de pop-corn, nous retournons au bateau. À peine assis, le bateau démarre.
Une dernière marche pour rentrer à l’appart’ finit de nous achever. Et nous nous écroulons sur les chaises de la cuisine pour boire de l’eau fraîche et déguster un peu de saumon acheté au supermarché du coin.
Le programme de demain commence par se lever à une heure décente, ce qui - si on en croit les moustiques qui nous empêchent de dormir - est loin d’être gagné.
Et pour plus de photos, c'est toujours ici :
| Saint Petersburg |


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