Après une éternité sans réelles vacances, l’opportunité se présente enfin de prendre une toute petite semaine de congés. Eh bien soit ! Puisque Tallinn et Stockholm sont déjà rayées de la liste, la dernière voisine à visiter est bien la belle St Pétersbourg, dont tout le monde ne dit que du bien. Surtout que malgré mes balbutiements en russe, je suis une grande fan de ce pays que j’ai toujours voulu découvrir.
La veille du départ, c’est la course pour tout préparer à temps. Notre cat-sitter nous avait laissé son chat pour quelques jours et c’est trois fauves que l’on a dû déposer chez lui avant de rentrer faire nos bagages. Quatre heures de sommeil plus tard, en route pour la gare, armés d’une énorme valise de vêtements, une petite de nourriture, le sac de l’ordinateur et une bouteille d’eau.
Les 6 heures de train se passent sans encombre : les forêts de conifères se succèdent, l’orage gronde et la pluie tombe sur une bonne partie du trajet. Les allez-retours des contrôleurs et douaniers nous coupent un peu le sommeil mais finalement, pas de souci, nos passeports récoltent un magnifique tampon orange fluo et nous voila admis en Russie.
Arrivés à destination, pas de message mais tout le monde descend du train et on les imite. Ouf, c’est bien St Pétersbourg ! Fini la pluie, c’est un soleil de plomb et une chaleur étouffante qui nous accueille, nous accompagnant jusqu’à la station de métro la plus proche. Là, je décide de mettre mes talents de russe en pratique pour acheter les tickets ; visiblement, ces fameux talents sont loin d’être suffisants pour ça… après un vaseux échange anglo-russo-finlandais (impossible de se débarrasser du ei/joo/kiitos, goddamnit !), j’obtiens enfin mes deux jetons magiques et embarque sur l’Interminable Escalator, qui heureusement nous conduit au quai du métro – et pas aux Enfers comme on aurait pu le croire une seconde.
Un bon vieux métro classique arrive, bondé, tagué, vieillot et bruyant, roulant à toute vitesse et dont les noms des stations sont impossibles à comprendre. Bravant l’adversité sans broncher, nous descendons au bon arrêt, montons un escalator, prenons à gauche, encore à gauche, nouvel escalator qui descend (un arrêt au plan nous informe que non, nous n’avons pas pris la bonne sortie, quelle surprise) avant d’en trouver un autre qui remonte et nous amène devant la fameuse église que mentionnent les instructions pour atteindre l’appartement. Deux croisements et une petite rue plus tard, on arrive devant la grille et un jeune russe nous court après pour nous demander si on vient pour l'appartement.
C’est gagné ! Enfin, jusqu’au moment où il dit : c’est au cinquième étage, sans ascenseur. Super Nono se dévoue pour monter le Monstre (i.e. la valise) et c’est bien essoufflés qu’on arrive devant la lourde porte de bois. Il fait toujours à peu près 3 millions de degrés. Tout va bien.
Pour compenser tout ça, l’appart' est super, comme on l’imaginait et parfaitement fonctionnel (on a même le gel douche, les œufs et quelques denrées alimentaires offertes avec). Le temps d’une douche et d’un déballage de valises, on se prépare à ressortir faire quelques courses. Les « Prodoukti » (épiceries) de la rue ne payent pas de mine mais un peu plus loin, une petite supérette attire notre attention. Hop, c’est parti pour du lait, des yaourts bizarres, une citerne d’eau et de quoi manger pour quelques jours (seuls les fruits ne sont vraiment pas attirants, sans doute la faute à la chaleur). On rentre ranger tout ça, manger une glace, et hop, visite du quartier.
Comme tout bon petit poney qui se respecte, Nono fait une sale réaction chaud-froid à cause de la glace, qui interrompt un petit moment notre visite, et c’est finalement parti pour le tour des grandes artères environnantes. Plein de vieilles voitures, de piétons pressés, d’autres bavards, de boutiques de chaussures et de petites ruelles aux magasins cachés incroyablement dépaysantes. Au détour de l’une d’entre elles, un petit cinéma aux allures d’Opéra Graslin à l’intérieur. Tous les bâtiments ont un air assez ancien et décrépi, contrairement à Helsinki, et les grilles de fer menant aux cours d’immeubles se succèdent, petits morceaux de passé dans cette ville qui se veut moderne. Avec un peu moins de poussière (qui pique les yeux au moindre souffle de vent), ce serait un endroit de rêve.
Rien d’extravagant niveau emplettes : un dictionnaire de poche russe-français qui manquait à l’appel et un magnet pour une amie, avant d’oublier. Petit détour près du Théâtre Alexandrievnin puis retour à l’appartement pour l’instant geek (où j’en profite pour vous écrire), la sieste, un bon petit dîner pas très typique et un bain chaud avant le coucher.
Objectif : pleine forme pour la visite de demain !
Et pour plus de photos :
| Saint Petersburg |


Hello!
Contente de voir que vous profitez (ou avez profité) de vos vacances! Saint-Petersbourg, ça a l'air super beau. Et quand tu dis très chaud, c'est très chaud comment? Genre 25°C? Lol, vous êtes nordiquifiés maintenant!
Biz à tous les 2!
Julie
Il faisait au moins 30°, et en plein soleil à midi, ça a dû frôler les 35°... si si ! Même si bon, passé les 28°, je commence déjà à fondre :)
J'espère que tu profites bien du soleil toi aussi (tu as du te sudiquifier depuis !), bises !