En effet, c’est raté. Il est dix heures passé lorsqu’on émerge d’une nuit difficile, et ouvrir les fenêtres ne fait que transformer l’appart' en petit sauna. Il n’est même pas midi. Misère.
Le petit déjeuner expédié, on se dirige vers la forteresse Pierre et Paul, notre excursion journalière. Il est plus de midi déjà mais Bruno n’a pas faim (coup de froid nocturne ? c’est tout de même un comble…), alors nous attaquons directement la visite. Après avoir pris la mauvaise direction, ce qui nous a permis d'admirer la splendide mosquée voisine, nous faisons demi-tour pour cette fois entrer dans la forteresse. Pour une fois, nos amis russes ont décidé de nous faire la vie facile : non seulement tout est indiqué en anglais, mais ils font même un billet combiné pour les différentes curiosités de la forteresse. Comme quoi, rien n’est encore perdu.
Nous commençons par la maison du commandant, où on été interrogés les rebelles Décembristes avant d’être condamnés à la prison du fort. De jolies pièces, un décor de bateau qui en jette un peu et des tableaux sympa, racontant divers faits plus ou moins intéressants du moyen âge jusqu’à aujourd’hui. Un petit documentaire sur la façon dont ils ont érigé l’obélisque de la place du palais (devant l’Ermitage) nous captive quelques minutes – surtout qu’il permet de s’asseoir !
La faim commence à se faire sentir mais on enchaîne avant sur la cathédrale St Pierre et Paul (c’est vite fait ces choses là). Bien qu’elle soit jolie, elle ne présente rien d’exceptionnel, si ce n’est les tombeaux en marbre austère de la famille impériale. L’intérieur est bondé de groupes de touristes de toutes nationalités et nous ressortons bien vite, loin des guides jouant à qui parlera le plus fort.
Les seuls points de restauration dans l’enceinte du fort sont un restaurant et un petit bistro, pour lequel on opte. Un repas sur le pouce bon et bon marché, l’occasion de s’asseoir un peu, et c’est parfait. Il est 15h30 et malgré mes petons fatigués (oui, j’ai les pieds fragiles, c’est moche mais c’est comme ça), on part pour faire le tour des remparts. Plutôt qu’un tour ce n’est qu’une partie de ceux-ci que l’on peut parcourir, et une fois descendus, nous faisons un arrêt dans une petite galerie d’art sous les remparts, profitant d’un peu de fraîcheur. Il fait toujours 3 millions de degrés – 2,5 à l’ombre, dure à trouver – et la moindre halte dans un endroit frais est un pur bonheur.
Pas de chance, aucun des autres bâtiments du fort n’est climatisé. Le prochain arrêt se fait au musée de l’histoire de la forteresse, où se trouvent des plans et autres documents datant de la construction de la forteresse, jusqu’à sa fonction aujourd’hui. La visite est brève et on enchaîne direct sur la prison nord. Petite déception, il ne s’agit que d’un enchaînement de cellules plus ou moins identiques, heureusement que quelques histoires de prisonniers célèbres apportent un peu d’animation. L’histoire de l’alphabet codé des prisonniers, exécuté en tapant du pied ou sur les barreaux des fenêtres, mérite aussi d’être retenue.
A ce moment, on est sérieusement crevé, et il reste encore le musée de la « conquête spatiale » russe. Heureusement, celui-ci est tout petit, pas très interactif et tout en russe. On le parcourt rapidement avant de trottiner jusqu’à la « plage » de cailloux qui borde la presqu’île où se situe la forteresse, impatients de tremper nos pieds dans l’eau.
Une fois ceux-là bien froids, demi-tour vers la station de métro, prochain arrêt : Gostiniy Dvor, un des « centres commerciaux » du centre. On fait un premier détour par une boutique de jeux de société locale, car Nono veut acheter le jeu St Pétersbourg (il paraît que c’est local), et on en profite pour se prendre Tortuga, un jeu de dames (ou presque) version tortues. Gostiniy Dvor est en fait une succession de mini boutiques chics, version Galeries Lafayette, et après avoir acheté un petit pendentif en ambre vert lumineux (d’autres m’avaient fait envie à Peterhof mais ils étaient trop gros), nous ressortons à la recherche d’un café pour poser nos fesses.
Non seulement nos fesses ont droit à un canapé en cuir, mais les deux cafés glacés (cappuccino sauce chocolat et latte caramel) apaisent notre soif et calment un peu la chaleur qui nous épuise. Une fois sorti, on reprend aussitôt le métro pour rentrer, ne s’accordant qu’un bref arrêt pour quelques courses avant d’aller nous reposer à l’appartement.
Espérons que les moustiques nous épargnerons cette fois-ci, et qui sait, peut-être qu’il ne fera que 2 millions de degrés demain ?
Et pour plus de photos, c'est toujours ici :
| Saint Petersburg |


Vous avez perdu combien de kilos à faire de la marche sous le soleil ? :D
Tu parles, j'aurais bien voulu, on a juste perdu de l'eau (qu'on a reprit en buvant comme des trous) ! De la torture pure et simple :S