On se gare sur le bon parking cette fois-ci (le même que celui de la première balade, « The Cloudberry Path » qui a un sentier en commun avec celle-ci) et en route pour la partie facile, le chemin plutôt plat et aménagé.
Ensuite, virée à gauche pour entamer la grimpette… non, pardon, l’ASCENSION, parce que vu le dénivelé de cette côte je me demande comment c’est permis d’appeler ça un chemin de rando. Ok, j’ai mes basket (sèches, enfin), on est bien équipés et il fait super beau, alors hop hop, un peu de courage et on fait gaffe où on met les pieds. Un kilomètre plus tard, on commence à peiner sérieusement et le chemin monte toujours autant, jonché de racines et de gros cailloux pointus. On est d’ailleurs suivis par une randonneuse, que Nono juge Suédoise, qui ne va pas beaucoup plus vite que nous ; ça me rassure un peu.
La où je suis nettement moins rassurée c’est quand le « merveilleux » chemin de terre se transforme en un simple versant de montagne rocheux où un bon kilomètre d’énormes pierres posées les unes sur les autres attendent que l’on vienne s’épuiser à les grimper. Pas peur (enfin…), on se lance dans cette nouvelle épreuve et Nono me rattrape une ou deux fois alors que je manque de manger les cailloux. Je lui fais remarquer qu’avec ma condition physique de geek j’allais probablement faire une explosion cardiaque avant d’atteindre le sommet mais ça le fait juste rigoler, alors je continue de râler un peu juste pour le plaisir.
Peu à peu le sommet se profile à l’horizon et c’est avec un soulagement sans bornes qu’on pose nos fesses sur une pierre pour manger un kinder bueno (c’était bien mérité). La randonneuse nous a tracés et d’un coup un nuage nous envoie une jolie averse qui nous fait nous emmitoufler dans nos imperméables, sans compter que le vent est frais à cette altitude et qu’on ne regrette pas d’être couverts.
Pendant un moment le chemin se résume à suivre les poteaux de signalisation du parcours en marchant dans la végétation éparse et rocheuse, puis une véritable route apparaît et semble nous mener doucement de retour vers la vallée. Le sol est un peu gadoueux et toujours aussi jonché de racines mais au moins les cailloux s’espacent et la descente se fait doucement mais surement.
Au final on arrive à la voiture (encore) morts de faim et volontaires pour se reposer un peu… Nono a fait son malin pendant la sortie mais maintenant il a bien mal aux pattes ^^
Et Voilà ! Dernier jour, maintenant il faut faire les valises… raaah, fichues contraintes. En tout cas ce fut une bonne petite semaine dans la nature et on a survécu sans internet (comme quoi, tout est possible). Je suis plutôt fière de nous, pas vous ?

on a bien rigole en lisant l'episode du jour.